Pour que le sommeil de l'enfant se passe au mieux au sein de la collectivité, il est important de prendre en compte
les facteurs suivant:
L'échange avec les parents sur les rituels du coucher, leur façon de procéder avec leur enfant sont des renseignement préccieux sans lequels nous ne pouvons travailler.
Lui permettre de prendre ses doudous, tétines et tout autre objet transitionnel
L'aménagement d'un espace sécurisant qui va permettre à l'enfant de se sentir contenu
L'aménagement d'un temps calme avant et après le coucher pour préparer l'enfant au sommeil ou au réveil, on opère ainsi une transition douce entre la réalité et le sommeil.
L'accompagnement d'une professionnelle bienveillante qui va rassurer et aider l'enfant à entrer dans le sommeil.
La prise en compte de l'enfant: rytme de sommeil, signes de fatigue...
Il est essentiel de ne jamais laisser un enfant pleurer dans son lit sans accompagnement: ceci est déstructurant et engendre des troubles du sommeil.
Enlever tous les « vêtements d'action » dans lesquels il a jouer auparavent pour préparer l'enfant psychologiquement et lui permettre d'anticiper la sieste.
Exemple d'une façon de procéder:
Première étape: Les premiers jours, une adaptation progressive.
Prise en compte des renseignements donnés par les parents
Adaptation de l'enfant à l'espace de la sieste: lit individuel à barreau avec le prénom de l'enfant (sauf pour les enfants qui marchent: nous proposerons un lit de camps). Nous laissons l'enfant observer, il peut être sur les genoux de la professionnelle s'il ne veut pas être dans son lit. Il n'est en aucun cas obligé de dormir. Cela durera une petite demi-heure où il sera accompagné de la professionnelle pendant tout ce temps.
Deuxième étape: L'enfant connait mieux les locaux et les professionnelles.
Préparation à la sieste: Cette préparation permet à l'enfant d'anticiper la mise à la sieste. Ainsi, on enlève les "vêtements d'action" pour mettre des "vêtements doudou", ceux qui viennent de chez lui et qui signifie le sommeil (pyjama, turbulette...)
Lors des premières sieste, l'enfant est accompagné d'une professionnelle qui est présente à lui par les gestes, la voix, le portage et les bercements si nécessaires. Elle met des mots sur ce qui va se passer, sur le fait que lorsqu'il s'endormira, elle sortira de la salle mais ne sera pas loin et à l'écoute de son appel lorsqu'il se réveillera. Ce rituel se répètera jusqu'à ce que l'enfant soit en pleine confiance dans son lit.
Troisième étape: vers une démarche d'autonomie
Lors de la mise à la sieste la professionnelle accompagne l'enfant, le prépare mentalement à la sieste, elle le pose dans son lit, l'accompagne par sa voix et ses mains son posée sur l'enfant couché ( en fonction de sa demande). Toute cette ritualisation permet à l'enfant d'anticiper et de devenir maître de la situation. Une fois que l'enfant est calme, elle lui signifie qu'elle va quitter la pièce et qu'à son réveil on viendra le chercher.
Quatrième étape: la sieste chez les grands
L'enfant passe d'un lit à barreaux à un lit de camps. Chaque enfant pourra choisir son lit où il mettra ses objets transitionnels (tétines, doudoux, biberons...). Nous lui demanderons de rester couché un temps minimum: une petite demi-heure après laquelle il aura la possibilité de sortir. Les enfants sont toujours accompagnés de professionnelles mais celles-ci « tournent » auprès des enfants. Les enfants ayant des difficultés d'endormissement auront un accompagnement spécifique, réfléchi en équipe.
En guise de conclusion:
« Aider l'enfant à trouver l'état de quiètude nécessaire à un endormissement tranquille, en le plaçant dans des conditions favorisant l'apparition du sommeil, en le réassurant de la permanence des objets et des personnes et en respectant ses besoins spontanés de sommeil est déjà en soi un prévention de l'apparition de ces troubles [troubles du sommeil]. » Introduction à la psychologie du développement: du bébé à l'adolescent, Catherine Tourrette et Michèle Guidetti.