Voici le rapportTabarot sur le développement de l'offre d'accueil de la petite enfance.
Et voici la réponse de la fneje: le communiqué de
presse de la fneje ...
Mon point de vue sur ce rapport:
Tout n'est pas mauvais dans ce rapport, les constats sont réels: le manque de place dans
les lieux de garde est évident. Cependant, l'idée de création de jardin d'éveil sous la responsabilité des communes est bien étrange: nous savons combien les disparités au sein du territoire
français sont énormes. Je peux d'ailleurs en témoigner moi qui ait habité successivement l'Alsace puis la Haute Saône: les moyens ne sont pas du tous les mêmes! Ce qui m'amène à penser que
si nous laissons l'initiative des jardins d'éveil uniquement sous la responsabilité des communes, les disparités au niveau de ces lieux de gardes risquent de se creuser davantage
encore...Après, comment pouvoir parler d'égalité des chances pour tous?. Les jardins d'éveil qui pourraient être une bonne initiative (parce qu'effectivement la tranche des 2-3 ans
est une tranche d'age qui se situe dans un entre deux: trop grand pour la crêche, trop petit pour l'école), demande à être réfléchit davantage avec les principaux acteurs: professionnel de la
petite enfance, enseignants et politiques, pour pouvoir devenir une vraie bonne idée!
D'autre part, le manque de place est effectivement un problème:
-pour les parents actifs, engendrant stress et culpabilité chez ces parents qui doivent prendre ce qui vient pour leur enfant sans pouvoir réellement être maître du choix de mode de garde
-pour les parents qui restent à la maison, cette réalité les dissuadant de mettre leur enfant dans un lieu d'accueil petite enfance, avec une société qui les conforte dans l'idée qu'ils doivent rester à la maison pour le bien de leur enfant!.
En fait on prend toujours le problème de telle manière qu'on a l'impression qu'un mode de
garde est une punition pour les familles. Comme si tout devait toujours être comparé à la mère: toute professionnelle de la petite enfance pourra le dire, nous ne sommes pas là pour
prendre la place des familles mais pour "être" avec. Ne faut-il pas tout un peuple pour éduquer un enfant?.
Les différents modes de garde sont des lieux de socialisation essentiels à l'enfant, des
lieux qui permettent aussi de rompre l'isolement de beaucoup de famille. Les professionnels de la petite enfance sont des acteurs sociaux, et non des gardiens d'enfant comme nous
l'entendons souvent dire, c'est pourquoi il faut à tout pris miser sur le professionnalisme et la formation de ses personnes. Choses qui n'est qu'à moitié relevé dans le
rapport.
Pour finir, le rapport tire des exemples sur d'autres pays. Ici les pays nordiques sont
largement mis en avant. Il est vrai que leur politique petite enfance a certains attraits. Soit, ouvrons nous aux expériences des autres mais restons créatifs et innovent dans nos politiques
petite enfance (et même politique tout court
)pour que celles ci soient adaptées aux mieux à notre société, celle qui a toujours
été admirée pour sa liberté d'être!